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Chapelle de Givray

Située rue Jules Guesde, la chapelle de Givray constitue l’un des éléments significatifs du patrimoine historique samauritain.

Origines

La première référence à la chapelle Saint Barthélémy comme église paroissiale est identifiée dans un document de 1293. Il est fort probable que cet édifice était à l’origine la chapelle du château de Givray, reconstruit en 1251.

Cette chapelle est ensuite régulièrement mentionnée dans des documents des 16e, 17e et 18e siècles.

Il semblerait que jusqu’à la révolution, le hameau de Givret (ancien nom de Givray) soit paroisse Saint Barthélémy (il y avait donc une paroisse de Saint Maurice et une paroisse de Givret).

En 1711, François Brionnais, propriétaire de Givret, fait don de deux cloches à l’église Saint Barthélémy de Givret. Son nom et cette date sont gravés sur la cloche toujours existante et restaurée lors des derniers travaux (lire plus bas).

Durant la Révolution française, tous les cultes sont suspendus et les édifices religieux bien souvent pillés. En 1790, la Constituante proclame la constitution civile du Clergé, après l’avoir dépouillé de ses biens. Les curés doivent prêter serment de fidélité à la Constitution. Quatre prêtres du canton, dont celui de Givray, prêtent un serment incomplet et sont déclarés réfractaires. A partir de cette période, toute mention relative à la paroisse de Givret disparait.

Au 19e siècle, quelques habitants de la commune décident de sauver la chapelle.

Les offices reprennent en 1820, jusqu’en 1970. Puis, le lieu est à nouveau fermé au public.

Une restauration dans le respect de l'existant

Par délibération du 6 mai 2013, le Conseil Municipal décide à l’unanimité de demander la désaffectation de la chapelle de Givray. Par arrêté préfectoral du 5 juillet 2013, celle-ci cesse d’être affectée au culte, après avis favorables de Monseigneur Guy de Kerimel, évêque de Grenoble-Vienne, et du directeur régional de la DRAC. C’est la date de départ de la consultation auprès des entreprises, puis des travaux de réhabilitation.

Pour ce chantier d’envergure qui aura duré presqu’une année, la commune a fait appel à des artisans locaux. Ils ont travaillé à partir de techniques et de matériaux traditionnels (la chaux) permettant de redonner tout leur lustre aux murs et aux voûtes.

Concernant l’extérieur, la restauration a permis de mettre à jour une façade faite de pierres et de galets. Sur certaines parties, il a d’ailleurs été nécessaire de reconstruire « à l’ancienne » des pans entiers de mur.

Enfin, concernant la partie intérieure de la chapelle, une décoration épurée, respectueuse de l’existant, un éclairage indirect et la pose d’une mezzanine metallique apportent une touche contemporaine à l’ensemble. L’installation de cimaises permet la réelle mise en valeur des oeuvres exposées.

En effet, depuis son inauguration en juin 2014, la chapelle de Givray est dédiée à des manifestations culturelles (expositions), ouvertes en priorité aux associations, artisans et artistes locaux (télécharger le réglement ci-dessous).

Infos pratiques

Règlement et dossier de candidature

Vous souhaitez louer la chapelle pour organiser une exposition ? Merci de consulter le règlement ci-dessous et de télécharger le dossier de candidature pour toute demande de réservation :


Venir à la chapelle

La chapelle se trouve dans le quartier de Givray, rue Jules Guesde, en face des locaux de Travail et Culture (TEC). Pour mieux la situer, voici le plan du quartier :

Eglise Saint-Pierre de Tarentaise


Origines

L’église Saint-Pierre de Tarentaise se trouve au centre du lieu-dit « Les Craies ». L’édifice est nommé de plusieurs façons : église de Saint-Maurice le Vieux, église Saint-Blaise du Vieux Village ou encore l’église Saint-Pierre de Tarentaise. Il est possible que l’église se soit nommée Saint-Blaise (patron des laboureurs) avant d’être rebaptisée.

Saint-Pierre de Tarentaise serait né à Saint-Maurice l’Exil vers 1120. Celui-ci était un moine cistercien nommé archevêque de Tarentaise sous le nom de Pierre II. Lors d’un trajet à l’abbaye de Bellevaux, il s’arrête sous la croix appelée aujourd’hui « croix de Saint-Pierre » où l’on trouve la « source de Saint-Pierre » où ce dernier se désaltère avant de continuer son périple. Il meurt quelques temps plus tard à l’abbaye de Bellevaux. Suite à son décès, aux pèlerinages sur sa tombe et la constatation de miracles (en particulier au niveau de croix et de la source), le pape Célestin III canonise Saint-Pierre en 1911.

On suppose que la première église des Craies fut dédiée à la suite de la mort ou de la canonisation de Saint-Pierre, soit à la fin du XIIème ou au début du XIIIème siècle. Il semble que l’église actuelle comporte quelques réemplois d’un donjon castral pré-existant, conservé, aménagé et réhaussé. La présence de meurtrières ou de la porte latérale située au niveau du R+2 de l’édifice sur l’extérieur sont des dispositions typiques d’un donjon castral.

Le dernier niveau de la tour clocher avec un rehaussement plus tardif vient en remplacement d’une ancienne couverture traditionnelle à quatre pans, dont le niveau d’arase se distingue toujours avant retrait du dernier niveau.

 

 

Histoire récente

Au début du XXe siècle, le curé responsable de l’église signale plusieurs désordres (toiture vétuste, gouttières obstruées, voutes …).

Suite à une inspection, le chanoine TABARDET engage des démarches auprès du maire afin de faire restaurer la toiture. Les travaux sont réalisés en 1910. En 1911, le peintre et décorateur Italien, Mr GOLADATI procède à la remise en peinture des voûtes. Les vitraux sont remplacés. En 1942, remet en peinture l’ensemble du mur de chevet et représente, via une mise en scène de personnages à taille réelle, la méditation de la Sainte Vierge. En 1985, la couverture a été restaurée avec remploi des tuiles en bon état et de tuiles neuves en complément.

L’église Saint-Pierre de Tarentaise est fermée au public en 1992, pour cause d’insalubrité.

En 2008, un premier diagnostic a été réalisé par l’agence Arcanne qui a révélé la présence de plusieurs fissures sur les parois ainsi que des dégradations sur les voûtes en bois et de nombreuses tuiles cassées. Des témoins ont été placés sur les fissures.

En 2022, un second diagnostic plus complet a été réalisé par l’architecte du patrimoine Stéphanie CANELLAS de l’Atelier ISSHIN. Ce diagnostic a permis de dresser un état des lieux et un état sanitaire très précis de l’édifice qui a débouché sur des préconisations d’intervention prévues en 3 phases :

  • Phase 1 : Restauration de la couverture, de la charpente et des voûtes
  • Phase 2 : Restauration du clocher et des façades
  • Phase 3 : Restauration de l’espace intérieur et sa mise en valeur
Vous pouvez retrouver en cliquant sur les liens ci-après les vidéos présentant les phases des travaux de rénovation de l'église Saint-Pierre de Tarentaise : vidéo 1 vidéo 2 vidéo 3
 
A savoir
 
La mairie a également lancé une opération de restauration d’une peinture sur toile « Apothéose des saints Blaise et Maurice » présente dans l’église. Cette toile est inscrite et protégée au titre des objets mobiliers par le Département de l’Isère. Cette restauration sera réalisée par l’atelier Caroline Snyers situé à Crémieu, dans le Nord-Isère.