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Etymologie du nom des quartiers de la commune

Zoom Science de la filiation des mots, reconstitution de l'ascendance du mot en remontant de l’état actuel à l'état le plus anciennement accessible, l'étymologie est fondée sur les lois phonétiques et sémantiques.

L’origine des noms des lieux-dits que vous pouvez lire ci-dessous provient d’une étude faite par Monsieur Philippe Martin-Monnot qui nous fait partager le résultat de ses recherches et qui permet d’avancer quelques hypothèses.

ARNAUDES : Un endroit où les buissons seraient abondants, étymologie de l’ancienne langue d’oc ARN « buisson » plus AUDI « ardents ». Peut être un dérivé du patronyme germanique ARN « aigle » plus WALDAN « gouverner ».

AVENIERES (les) : Un champ d’avoine. Etymologie du latin AVENA, en occitan « avenièra ».

BASSO : Une mare, une flaque d’eau, un étang, un abreuvoir souvent formé d’un tronc d’arbre. Etymologie ibère BALSA, en occitan « bassa ».

BIDO (la combe) : Un canal d’irrigation, étymologie du gaulois BEDU, BEDUM. Un endroit tortueux, étymologie du latin BIS + DORSUM, en occitan « bidos », « bidors », en ancien français « bitort », « bestort ».

BOIS DU LOUP : Désigne un endroit sauvage. Etymologie du latin LUPUS

L'histoire de la "Fuchsine"

Petite histoire de la chimie à Saint-Maurice

"Le quartier du Port-Vieux fit beaucoup parler de lui au XIXème siècle, et eut l'honneur de voir sur son territoire une usine, de peu d'importance il est vrai, mais qui fut l'occasion d'une invention qui révolutionna la science de la teinture.
A quelques cent mètres de l'ancien passage à niveau de Port-Vieux, au Nord et à gauche de la voie montante, en 1855, Mr Louis Raffard, originaire du pays et droguiste à Lyon, dans la rue Vauban, installait, sur un terrain acquis de Mr Laurent Raffard, presque clandestinement et sans enquête, une fabrique de produits chimiques composée d'un fourneau avec cheminée de 12 mètres environ et de plusieurs hangars vitrés....
Les indigènes appelèrent cette fabrique improvisée "La drogue".

En savoir plus

Ils évitaient de prendre le chemin qui lui servait de bordure et d'accès, tant à cause d'un redoutable bouledogue resté légendaire, seul gardien de l'établissement la nuit et aux heures de chômage, que de l'odeur âcre qu'elle répandait, surtout au moment où s'élevait de la cheminée une fumée rougeâtre dont les nuages, certains soirs de soleil couchant, peuvent donner une idée. Aussi, la "Drogue" s'attira-telle bientôt un mauvais renom. A tort ou à raison, on l'accusait de méfaits considérables sur l'agriculture, la viticulture, surtout la sériciculture alors très pratiquée et fort rémunératrice dans le pays. Le patron occupait un personnel très restreint, recruté sur place et avait pour contremaître le chimiste François Verguin, amené de Lyon avec lui. Il fabriquait spécialement du vitriol ou acide sulfurique. C'est dans cette fabrique que, vraisemblablement en l'année 1859, ce contremaître découvrit la fuschine.

Une légende qui n'est pas sans intérêt relate que depuis longtemps Verguin cherchait cette couleur naturelle. Or, il paraît qu'au milieu d'une des nombreuses nuits qu'ils avaient passées à ces recherches, désespéré d'y réussir, il jeta dans la cour le contenu d'un baquet dans lequel il avait mélangé les diverses substances, de la combinaison desquelles il avait espéré obtenir, et ce fut le lendemain qu'il remarqua des sels, qu'il eut soin de recueillir et de faire dissoudre, et ces sels lui donnèrent le résultat rêvé. La fuschine, on le sait, fit une véritable révolution dans les matières colorantes, remplaça, au grand détriment de la Provence qui la cultivait spécialement, la garance dont la racine donnait une teinte rouge, utilisée en particulier pour les pantalons des troupiers. Et ne serait-ce pas à cause de sa destination à servir l'armée de France qui venait de remporter une de ses belles victoires, ou bien pour rappeler l'année de sa découverte que son inventeur l'appela "la magenta".

Ne pouvant faute de ressources, exploiter lui-même sa découverte, Verguin proposa à son patron de fabriquer lui-même une matière découverte dans son usine, avec ses propres produits et aussi sa collaboration. Alors, Verguin vendit 100 000 francs, prix bien inférieur à sa valeur réelle, sont brevet d'invention à la maison Renard, de Mâcon, qui après une fortune considérable réalisée en peu d'années, la revendit elle-même à une société industrielle. La fuschine fut l'occasion d'une fortune relative pour son inventeur, elle fut au contraire la ruine pour celui chez qui elle fut inventée. Se croyant fort de son droit, Monsieur Raffard fabriqua la fuschine à Givray d'abord puis en Suisse. De là, plusieurs procès intentés en contrefaçon. Après avoir épuisé la juridiction, Monsieur Raffard se vit débouté de ses prétentions par la cour de Lyon, condamné à tous les frais et ruiné... L'usine Raffard ne survécut pas à la déconfiture de son maître. Vers 1873, elle fut démolie par Monsieur Misery, fabricant d'huiles qui l'avait achetée."

D'où vient Saint-Maurice-l'Exil ?

Trois explications possibles :

Saint-Maurice-l'Exil - Saint-Maurice les Iles (l'Abbé Granger)
De l'Exil serait un dérivé de "de l'eisili" que l'abbé Granger aurait trouvé dans une charte de l'abbaye de Bonnevaux en 1161 et qu'il traduit naturellement par "des îles". Prisonnier de ses contradictions, il retrouve l'appellation familière "Saint-Maurice de l'Exil" dans un cartulaire de 1055.

Saint-Maurice-l'Exil, ville d'eau
Monsieur Dugas, dans son ouvrage sur la commune (1923), soulève l'hypothèse selon laquelle Saint-Maurice l'Exil serait une déformation de "de exilio aquarium", qui signifierait "jaillissement des eaux".

Saint-Maurice-l'Exil, terre d'un exil
D'après Ulysse Chevalier, la commune aurait été une terre d'exil pour un personnage romain "écarté" de la vie romaine